Thème : « L’ORGANISATION SOCIALE ET CULTURELLE DANS LE MONDE  S’EFFONDRE de CHINUA ACHEBE »

 

 

INTRODUCTION

 

I- L’AUTEUR ET SES ŒUVRES

 

1) Biographie

 

 

       2) Bibliographie

     II- RESUME ET STRUCTURE DE L’OEUVRE

 

  1) Résumé

  2) Structure de l’oeuvre

 

 III- L’ORGANISATION SOCIALE ET CULTURELLE DANS LE MONDE      S’EFFONDRE :

 

1)   L’organisation   sociale

a)    La solidarité

Le statut de la femme

2)   Organisation culturelle dans l’œuvre.

a)    La culture

a)    La tradition

L’INTERET DE L’OEUVRE

) Au plan social

) Au plan culturel

CONCLUSION

 

 

 

INTRODUCTION

 

        Le monde s’effondre est un roman qui décrit le mode de vie de la société Ibo avant et pendant la colonisation. Chinua Achebe, auteur du présent ouvrage, grâce à une connaissance approfondie de la culture Ibo, entend apporter sa contribution dans l’éveil des consciences de jeunes

Générations sur certaines pratiques traditionnelles africaines .Avant d’étudier les principaux thèmes et leur rapport avec l’actualité, il nous revient de porter un regard rétrospectif sur la vie de l’auteur et ses œuvres, ainsi que le résumé de l’œuvre qui fait l’objet de notre exposé.

 

 

I- L’AUTEUR ET SES ŒUVRES

 

1) Biographie

 

         Chinua Achébé de son vrai nom Albert Chinualumg est né le 16 novembre 1930 à Ogibi à l’est du Nigéria .Fils de IsaiahOkafo un ecclésiastique chrétien de Janet T. Achébé .Il est le 5éme de sa famille . Il obtint une bourse a l’âge de18 ans pour poursuivre ses études à l’université d’Ibadan de 1943 à 1953 au government collège il obtient son 2BAC2 l’équivalent de la maîtrise dans le système français à l’université de Londres en 1953.Achébé effectue quelque voyage en Afrique et au USA et y travail comme  professeur d’anglais. Il commença à travailler à N.B.C. (Nigérian Broadcasting Corporation) en1954 après avoir suivi une formation à  la

 

BBC .Il se maria le 10  septembre 1961 avec Christie ChinwéOkoli et eut 4 enfant :Chinelo, Ikechukwu, Cidi et Nwando .en 1962 il fonda une collection intitulé « Africain  »chez un éditeur anglais. Il sera le rédacteur en chef du périodique « Obike » en 1972.Il fut adjoint d’un parti politique du Nord du Nigéria. Achébé fut professeur dans plusieurs prestigieuses universités Nigérianes, anglaises et américaines. Achébé fut récompensé plusieurs fois :

-         The Nigeria National trophy for literature en 1960

-         The common wealth poetryprize en1972 et1979

-         The Nigeria National meritaward en 1979

-         The peaceprize of the Germantrade le prix des bibliothécaires allemands

-         En 2004 Chinua Achébé refuse le titre de « commander of the federal republic » un titre honorable pour protester contre la politique de son pays. Il enseigne au Bard  collège à new york city actuellement.

Dans cette partie, il apparait clairement que Chimua Achebe fut lauréat de plusieurs

Prix littéraires grâce à ses ouvres de qualité. Quelles sont donc les œuvres qu’il eu à écrire ?

 

 

       2) Bibliographie

         Le 1er roman de Chinua Achebe « Things  fallApart » (le monde s’effondre) a été tiré à plus de 3.050.000 d’exemplaires depuis sa sortie et traduit à plus de 45 langues.

-1960: No longer atEase (le malaise)

-1964: The sacrifficialegg and others stories

-1966: Arrow of God

-1966: A man of people (le demagogue)

-1971: Chike and the river

-1972: How the leopardgothisclaws

-1973: Girl atwar

-1973: Christmas at Biafra and otherpoems

-1975: Morningyet on creationday

-1975: The flute

-1978: The drum

-1978: Don’tletshim die

-1978: Okijbo

-1982: Akaweta an anthology of Ibo poetry

-1984: The trouble with Nigeria

-1988: Anthills of savannah

-1988: Hopes and impediments

-2000: Home and exil

 

     II- RESUME ET STRUCTURE DE L’OEUVRE

 

  1) Résumé

 

         Le monde s’effondre est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et pendant la colonisation de l’Afrique noir par les européens. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un bouleversement socio- culturel dés les premiers jours de l’arrivé des colons.

            En effet, ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement malheureux ou joyeux. Okonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche guerrier et un grand cultivateur qui projette de rehausser l’image de la famille ternie par un père assisté paresseux. Chinua Achebe brosse donc le portrait d’un homme rude, complexe, ambitieux qui veut s’accomplir et devenir une figure emblématique de son clan. C’est pourquoi il fut désigné par les responsables du clan pour l’enlèvement de Ikemefuna et de la vierge fille en compensation d’une femme assassinée dans le village voisin Mbaino. Mais ce dernier fut contraint à l’exil pour avoir tuer le fils âgé de Ezeulu lors de ses funérailles.

           Tandis qu’il lui restait quelques années pour prendre les plus hauts titres du clan. L’exil d’Okonkwo sera marqué par l’avènement de la colonisation à Umuofia. Après sept ans d’exil, Okonkwo regagna la terre paternelle et trouva que la société était divisée. Les partisans de la nouvelle religion furent entrés en conflit avec les détenteurs de coutume, car Enoch ôta le masque à un Egwugwu lors d’une cérémonie. En réplique, les membres du clan détruisirent  l’église. Ce qui conduisit Okonkwo et cinq autres autorités en prison. A la sortie de la prison, Okonkwo lança un appel à la révolte mais n’ayant pas le soutien, il décida de se suicider.

 

  2) Structure de l’œuvre

 

        L’œuvre est structuré en trois parties qui comportent  254 pages.

La première partie  comprend 139 pages soit 13 chapitres. Elle décrit l’apogée de la société Ibo au Nigeria et dans laquelle évolue un grand guerrier du nom d’Okonkwo.

La  seconde partie regroupe six  chapitres soit 39 pages évoque l’exil d’Okonkwo dans son village maternel pour avoir commis un meurtre, ainsi que l’arrivée des missionnaires blancs et la conversion de son fils aîné à la nouvelle religion (le christianisme).

La  dernière partie  compte six  chapitres et raconte le retour d’Okonkwo dans son village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Okonkwo mis fin à sa vie.

   Dans le roman, de nombreux thèmes sont abordés mais nous étudierons les grands thèmes tout en faisant leur rapport avec l’actualité.

 

 III- L’ORGANISATION SOCIALE ET CULTURELLE DANS LE MONDE      S’EFFONDRE :

 

1)   L’organisation   sociale

 

         Contrairement à certaines sociétés  africaines, les   Ibo n’avaient  pas de  roi.  Dans cette société on parlait plutôt de  titres hiérarchiques dont  l’ardeur au travail, le  courage et la bravoure étaient les critères. Ces titres étaient essentiellement  conférés lors des guerres et des  compétitions de lutte. Okonkwo en avait eu deux ; n’eu été   son  exil,  il allait  décrocher le troisième : «  Il avait  perdu des  années au cours desquelles  il aurait  pu  prendre les plus hauts titres  du clan ».  Chapitre XX page 207.

         Chez  les Ibo, les  vieux   occupent  une place  de choix. Ils sont les  guides  de  la société. Ils veuillent  au respect des règles et des coutumes sociales. Pendant la  prise de  décisions qui se faisait entre les hommes, le   dernier mot leur revenait.

         Les enfants, après  les travaux champêtres, s’adonnaient  aux activités de  divertissement telles les luttes les contes etc.

         Quant aux femmes, elles étaient destinées au foyer et elles étaient reléguées au second rang.

         De nos  jours avec l’avènement  de  la démocratie, nous  assistons  à la  mise  en  place  de  nouvelles  structures sociales bouleversant ainsi  les  structures  anciennes marquées  par les  chefferies  traditionnelles.

         Les  Ibo, même s’ils  n’avaient  pas  de  roi,  il faut noter que  la  société  était  bien organisée. Dans cette société, quel était donc le comportement des hommes ?

 

a)    La solidarité

         La solidarité est  la dépendance mutuelle, le sentiment qui pousse les hommes en s’entraider. Elle  est  un  élément  important  dans  la  société Ibo. En effet, Unoka, le père d’Okonkwo qui était fainéant, ne parvenait pas  à nourrir sa famille sans l’aide des autres membres du clan. Il était   toujours couvert  de dettes qu’il  n’arrivait pas à rembourser. Malgré tout, il bénéficiait de l’assistance de ses confrères. Après sa mort, son  fils était obligé de se battre pour s’auto suffire. Ainsi, avec l’aide de la société  notamment celle de Nwakibié, il parvint à conjurer  sa misère et à se faire une  place dans la société. Egalement, lorsque l’exil d’Okonkwo survint, son ami Obierika prit le soin de vendre ses ignames et de lui apporter l’argent dans son village maternel où il fut chaleureusement accueilli : « C’est l’argent de tes ignames. » dit Obierika. « J’ai vendu les grosses lorsque tu  es parti. » page171.

 Cependant, même si cette  vertu demeure dans certaines sociétés, force est de croire que  de  nos  jours    la   solidarité est entrain de  céder  la place à l’individualisme. Les sociétés urbaines  sont les plus touchées  par ce comportement qui ne fait pas preuve  d’humanisme.  La  solidarité est  une  vertu cultivée chez les Ibo. Au  delà  de cette solidarité, quelle était la place  des femmes ?  

 

b)   Le statut de la femme

         Dans  l’œuvre le monde s’effondre, Chinua  Achebe fait une brève aperçue sur la vie  quotidienne des femmes dans la société Ibo. Le village Ibo  reflète l’image de la société africaine d’antan. Cette communauté de la  forêt qui, presque totalement coupée du monde extérieur, avec ses Dieux et ses ancêtres, ses coutumes et ses interdits, la femme était reléguée au second plan. Elle n’avait pas le  droit d’assister ou de prendre   la parole lors des réunions sauf si elle était sollicitée : « Quand  chacun  eu bu deux ou trois cornes, Nwakibié envoya chercher ses femmes ». Elles obéissaient à la lettre, aux instructions  de leurs maris.

Par ailleurs, la première femme avait droit au respect et à la considération de ses cadets : « Anasi  était la première femme et les autres ne pouvaient boire avant elle, aussi restèrent-elles à attendre. Elle se dirigea vers son mari et accepta la corne de ses mains. ». Les femmes également devaient du respect à leur mari, s’agenouillaient devant lui à son appel : « Elle se mit alors sur un genou, bu une gorgée et rendu la corne ». Chapitre 3 pages 29. Dans la société Ibo, la femme représentait une richesse pour son mari. Pour cela, le nombre de femmes représentait une grande considération pour un homme. Les femmes aidaient leur mari dans les travaux champêtres : « Sa mère et ses sœurs travaillent dure sans doute, mais elles faisaient pousser des plantes de femme telles que les ignames-coco, les haricots et la cassave. » page 32-33 chapitre III.

De nos jours, même si cette soumission existe dans les campagnes, nous remarquons que la modernisation a fait apparaitre une autre image de la femme dans les centres urbains. Avec l’épineuse question de l’mancipation, la femme possède les mêmes droits que l’homme et pousse l’orgueil à être égale à lui.    

 

2)   Organisation culturelle dans l’œuvre.

 

a)    La culture

         La culture est l’ensemble des connaissances acquises pour une personne ou une société. Dans cette œuvre, plusieurs types de culture se font sentir. L’activité principale des Ibos est l’agriculture. Ils  organisaient aussi des activités physiques telle que les championnats de lutte et les danses traditionnelles qui se faisaient sous le rythme tam-tam et des fûtes , ainsi les vainqueurs étaient récompensés par des titres d’honneur et de gloire . Ce qui explique la célébrité d’Okonkwo qui avait réussit à terrasser Amalinze le chat resté invincible pendant sept ans. Les comtes également étaient reconnus dans la société Ibo comme une activité de divertissement et d’instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une place importante à la dot. En effet celui qui voulait se marier devrait s’attendre à une dot fixée par ses beaux parents : « de cette manière, le montant de la dote d’Akekue fut finalement fixé  à vingt sacs  de cauris.  C’était  le  crépuscule  quand  les deux  partis arrivèrent à  cet accord. »  Chapitre VIII page 90.

       De nos jours, cette culture prend de plus en plus une autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football à la lutte. Quant à la dot, elle existe toujours dans d’autres groupes ethniques en plus du mariage civil. Egalement, les contes sont généralement écrits au lieu d’être oralement racontés.

La culture Ibo a une grande ressemblance avec celle de nombreuses sociétés traditionnelles africaines. Que peut-on dire de leur tradition ?

b)   La tradition

         La tradition des Ibo est une tradition purement africaine car ces derniers respectent leurs coutumes  et règlements. Leur mode est très étrange car ils n’acceptent pas la naissance des jumeaux qu’ils considèrent comme une abomination. Ces derniers sont jetés dans la forêt des esprits du mal qu’ils appelaient forêt maudite. Ils n’acceptaient pas les lépreux et les albinos, croyant qu’ils n’étaient pas des êtres humains. Ils n’étaient pas ainsi enterrés mais jetés. Leurs coutumes n’acceptaient pas non plus la querelle entre les membres  de même clan.

Cet acte leur apparaît comme une grande humiliation. Chez les Ibo quand quelqu’un tuait un homme même involontairement, il était exilé sept ans.  C’est  l’exemple  d’Okonkwo  à la  deuxième partie  de  l’œuvre.  Et si cela se faisait de sang froid c’était la condamnation à mort. Si ce crime est commis par un étranger le village de ce dernier donnait une vierge et un jeune garçon en compensation pour éviter la guerre entre les clans. Mais avec l’arrivée du blanc la vie traditionnelle des Ibo futs bouleversée par la civilisation blanche. Certains allèrent jusqu’à mépriser leur propre culture.

La tradition Ibo se présente donc comme une tradition rigoureuse. Ses règles sont dures. Nul n’est au dessus de cette tradition. Mais la colonisation a  bouleversé cette pratique.

IV. L’INTERET DE L’OEUVRE

                                        1) Au plan social

         La société Ibo telle qu’elle est décrite par Chinua Achebé apparaît comme une société bien organisée et profondément hiérarchisée. Les Ibo sont des fervents pratiquants du polythéisme et se conforment aux valeurs ancestrales contrairement aux sociétés dites modernes, la société Ibo était profondément encrée dans leur culture ou tradition.

         En outre, la solidarité, la bravoure, la dignité constituent les principes fondamentaux de la société Ibo et qui pourrait contribuer au développement de nos sociétés actuelles. Mais, la colonisation a entraîné un profond bouleversement de la société Ibo. Ainsi, cette œuvre nous interpelle à une prise de conscience, une revalorisation de nos coutumes et traditions qui sont nos vertus solides.

         Quant à la civilisation étrangère, elle a apporté à l’Afrique la division, la haine, l’acculturation. Donc, un retour aux sources s’impose car elles n’ont pas encore tari.

2) Au plan culturel

         Ce roman privilégie les coutumes ancestrales tout en invitant les jeunes africains à un retour à la source. Ils deviennent un guide pour sauvegarder les cultures africaines. L’œuvre toute entière donne une vision panoramique sur les cultures traditionnelles au pays Ibo et en Afrique en général. Ainsi d’énormes cultures font la fierté de l’Afrique.

         La lutte et la danse ne sont-elles pas des activités incontournables?

         Ces activités atteintes par les effets de la colonisation occidentale ont besoin d’une revalorisation. Ce livre laisse percevoir des caractères importants de l’africain tel que le respect de la solidarité. Alors, l’africain doit prendre conscience de son identité culturelle.

                            CONCLUSION

         En épilogue, on retiendra que ce roman est un témoignage vivant de la perte de notre culture par la violence avec l’arrivée du colon. L’analyse de ce roman nous a permis de nous imprégner des principaux thèmes qui s’y trouvent ainsi que leur rapport avec l’actualité.