Thème : « La sexualité Juvénile »

 

INTRODUCTION

  1. I.            LE PHENOMENE DE LA SEXUALITE JUVENILE 
  2. II.         CAUSES DE LA SEXUALITE JUVENILE

1)   Sujet Tabou.

La Modernité

2)   La Société.

3)   Les Medias et Internet.

4)   La pauvreté.

  1. III.      CONSEQUENCES DE LA SEXUALITE JUVENILE

1)   Les grossesses précoces.

2)   Rupture du cursus scolaire et chômage

3)   Les maladies sexuellement transmissibles (MST) :

  1. IV.       SOLUTIONS POUR LUTTER CONTRE LA SEXUALITE JUVENILE

CONCLUSION

 

 

 

 

INTRODUCTION

L’éducation sexuelle des jeunes demeure un sujet tabou dans nos sociétés. En Afrique, la sexualité reste toujours la chasse gardée des hommes et des femmes « mûrs », malgré les multiples campagnes de sensibilisation visant à amener certains parents à comprendre que les choses ont beaucoup évolué. Le débat est beaucoup plus sérieux dans les contrées les plus reculées où les sujets liés au sexe sont l’apanage des personnes âgées. Bref, on ne parle pas du sexe à l’enfant.

  1. I.            LE PHENOMENE DE LA SEXUALITE JUVENILE 

L’âge moyen du premier rapport sexuel change de pays en pays, de continent en continent, en correspondance avec le contexte social. Certains facteurs tels que les pratiques coutumières comme par exemple les mariages d’enfant (ou mariages précoces), le tourisme sexuel, ou encore la prévalence des viols jouent un rôle déterminant dans la vie sexuelle des adolescents. « Les filles écolières deviennent quasi-totalité prostituées [sic] ». Cette allégation, formulée par un journal musulman soudanais en 1957, témoigne des violentes réactions suscitées par la scolarisation des filles en Afrique occidentale française (AOF). L’assimilation de l’école à un lieu de débauche sexuelle pour les jeunes filles n’était certes pas un phénomène nouveau à la fin des années 1950. Dès l’origine, de telles rumeurs ont accompagné la politique scolaire initiée par l’administration coloniale dans l’entre-deux-guerres. La romancière sénégalaise Mariama Bâ se souvient ainsi que, dans les années 1940, l’école était accusée de transformer « les filles en diablesses qui détournent les hommes du droit chemin » ; et l’historienne Pascale Barthélémy rapporte le conseil formulé par une mère dahoméenne à sa fille en partance pour l’école normale de Rufisque (Sénégal) : « Amélie il faut toujours porter ta culotte hein ! ! ». 

  1. II.         CAUSES DE LA SEXUALITE JUVENILE

 

Plusieurs raisons expliquent un tel phénomène, mais les essentielles sont :

 

1)   Sujet Tabou.

 

«Le sexe chez les adolescentes est encore considéré comme un sujet tabou et très peu de personnes en parlent. Il devrait y avoir plus de discussions sur le sujet. Les programmes d’éducation sexuelle devraient aussi être renforcés et soutenus dans les écoles secondaires.»Les jeunes garçons quant à eux grandissent trop vite sexuellement. Il est difficile, voire quasiment rare, de voir des parents éduquer sexuellement leurs enfants, leur parler de la sexualité, de ce qu’elle représente, de ses contours, mais surtout de ses inconvénients lorsqu’elle est commencée tôt. Préalablement à ce manque de communication sur la sexualité, il y a bien souvent une absence de relation souple entre les parents et les enfants. Ce sont plutôt à des rapports hiérarchisés que l’on fait face. Une certaine « peur » habite les enfants vis-à-vis de leurs parents lorsqu’il s’agit de s’adresser à eux.

 

2)   La Modernité.

 

Sur ce point, je fais une précision en ce sens que ce type de rapports existe encore à l’heure actuelle dans nos contrées éloignées des villes et périphéries qui, elles, sont empreintes de modernité. Cette modernité qui, empruntée au modèle occidental, permet aux parents et aux enfants d’avoir des rapports beaucoup plus étroits. Par ce moyen, ils abordent plusieurs sujets dont l’éducation sexuelle.

 

3)   La Société.

 

Toutefois, en ce 21ème siècle, il faut noter que si dans nos milieux sociaux africains, les rapports entre parents ont quelque peu évolué, la communication au sujet de la sexualité demeure toujours difficile. Ce n’est pas une question de peur pour les parents, encore moins d’incapacité à pouvoir en parler, mais je dirai que pour eux, un enfant doit se former en premier lieu afin de préparer son avenir. C’est là toute leur inquiétude. Le sexe pourra attendre car il n’aide pas l’homme à s’accomplir, du moins sur le plan éducatif et professionnel.

 

4)   Les Medias et Internet.

 

Chose, qui de nos jours, ne sonne plus à l’oreille de nos jeunes (13 à 25 ans) qui, captivés aujourd’hui par l’éducation de la télévision et de l’internet, estiment être à même de faire leurs propres choix et donc de s’éduquer sexuellement si cela n’est pas possible par le biais des parents.

 

5)   La pauvreté.

 

Quant au problème de la pauvreté, il est un mal chronique en Afrique et particulièrement dans mon pays. A cause de ce fléau, nombreuses sont les jeunes filles qui se livrent à des hommes plus âgés et fortunés qui pourront leur assurer une certaine aisance financière. Même son de cloche chez les jeunes garçons qui également entretiennent des relations avec des femmes plus âgées, communément appelées dans le jargon ivoirien « gnanhi ». Elles leur procurent aussi cette aisance financière en échange de leur virilité fraîche.

  1. III.      CONSEQUENCES DE LA SEXUALITE JUVENILE

Les conséquences d’une sexualité précoce, dit-elle, sont diverses. Cette activité peut affecter l’éducation, la vie sociale et même la santé physique et psychologique des adolescents à plusieurs niveaux.

 

1)   Les grossesses précoces.

Les jeunes filles qui se livrent à des activités sexuelles courent le risque de tomber enceintes. Là, soit elles choisissent d’avorter, soit elles décident d’avoir le bébé. Celles qui choisissent l’avortement peuvent éprouver une réaction négative prolongée à l’avortement, connue comme le syndrome post-avortement.

2)   Rupture du cursus scolaire et chômage

 Les adolescentes qui décident de garder leur bébé ont, elles, souvent du mal à rester à l’école pour terminer leurs études ou à trouver un emploi», explique la psychologue. Résultat, nombreuses sont les jeunes filles qui contractent des grossesses et qui, soit les gardent, soit avortent; certaines voient leur scolarité stoppée.

3)   Les maladies sexuellement transmissibles (MST) :

La sexualité précoce peut aussi entraîner des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH, 20 % des contaminations au VIH surviennent chez les jeunes. Selon Sapna Jaggeshar, cette tendance pourrait être expliquée par un manque d’information et de sensibilisation dans l’univers des jeunes. Les jeunes contractent ainsi beaucoup d’infections sexuellement transmissibles pouvant avoir des impacts dangereux sur leur avenir, tels le VIH/SIDA

  1. IV.       SOLUTIONS POUR LUTTER CONTRE LA SEXUALITE JUVENILE

Le rôle des parents n’est pas négligeable. Il est même primordial. Les psychologues précisent qu’«un grand nombre d’adolescents expriment un fort désir d’avoir plus d’informations sur la façon de parler à leurs parents de la sexualité  et des relations. Le rôle des parents est de communiquer avec leurs enfants sur l’éducation sexuelle, ils devraient être la principale source d’éducation de leurs enfants au lieu de les laisser trouver cette connaissance ailleurs». Le rôle de l’éducation sexuelle est, dit-elle, tout aussi important, d’autant plus que celle-ci implique des connaissances et compétences utiles liées à  des questions essentielles à la sexualité, y compris concernant l’intimité, les relations humaines et l’identité sexuelle, entre autres.

CONCLUSION

La sexualité juvénile est un phénomène déviant par rapport à la morale universelle qui veut qu’une protection naturelle des enfants les préserve des dérives de pratiques humaines pouvant leur être catastrophiques si elles ne sont pas canalisées par un moi équilibré. En dépeignant les enfants voués aux démons d’une sexualité à la fois débridée et violente, les romanciers africains dont nous avons étudié ici les œuvres mettent en exergue un aspect d’une véritable pression de l’urgence sociale née du chamboulement d’une société aux prises avec une destinée terrible. La stupidité des dirigeants et la naïveté des peuples ont conduit de nombreux pays à une situation de guerre civile allant jusqu’à la décrépitude des appareils d’Etat et la déliquescence de l’ensemble du tissu social. A l’absence des parents, les orphelins, qui n’ont même pas encore eu le temps d’apprendre ou d’assimiler les règles élémentaires de la morale, survivent comme ils peuvent, très souvent en projetant la violence subie comme une forme ultime de protection contre la permanente menace de l’autre ou de revanche sur ces adultes oppresseurs.